Automatisation de l'imprimante 3D - Photo n°1

Automatisation de l’imprimante 3D – Photo n°1

La possibilité de créer à volonté des objets tridimensionnels grâce une technologie utilisant des fichiers de données 3D transmis à une imprimante 3D fut en soi une révolution technique. Tout d’abord onéreuse et utilisée pour produire de fragiles prototypes, l’usage de l’impression 3D s’est vite démocratisé. Il est aussi possible d’utiliser maintenant des matériaux solides, comme le titane par exemple. On peut alors réaliser des séries de pièces utilisables par l’industrie. Cela a amené à une nouvelle évolution de la technologie d’impression 3D : l’automatisation. Désormais des groupes d’imprimantes, servies par des robots dédiés, produisent automatiquement des pièces de qualité en utilisant quasiment tous les matériaux industriels disponibles.

Une réponse logique à un marché en forte progression

Automatisation de l'imprimante 3D - Photo n°2

Automatisation de l’imprimante 3D – Photo n°2

Le marché de l’impression 3D doit son dynamisme, la baisse constante des coûts pour la mettre en oeuvre, au fait qu’il est motivé à la fois par les utilisateurs individuels, passionnés et autres, et aussi par l’industrie qui a vite compris l’intérêt qu’elle pouvait en tirer. Pour les utilisateurs non professionnels l’impression 3D est un nouvel outil créatif très lié à l’informatique qui a pris le dessus sur l’électro-ménager en terme de succès commercial. Il permet une nouvelle forme d’expression. A l’aide d’un simple fichier de données 3D nous pouvons tous donner corps à des créations tridimensionnelles bien tangibles. Le virtuel rejoint le réel.

Pour le monde de l’industrie c’est un moyen de créer des prototypes et maintenant des pièces pour une fraction du coût de leur fabrication avec des techniques traditionnelles comme le moulage, l’extrusion ou bien encore l’usinage. De plus le processus de fabrication s’exécute en général plus rapidement et ne demande que peu de supervision. Il fallait alors franchir une nouvelle étape, celle de l’impression 3D de masse. Elle seule peut permettre la réduction des coûts d’acquisition des matériels professionnels et de leurs consommables. C’est désormais chose faite.

Le cycle de l’automatisation est maintenant bien défini

Automatisation de l'imprimante 3D - Photo n°3

Automatisation de l’imprimante 3D – Photo n°3

Les revenus qui seront tirés de l’impression 3D devraient atteindre 11,2 milliards de dollars fin 2027. Autant dire que la bataille fait rage pour trouver les procédés optimaux qui pourront permettre d’en tirer le meilleur profit. Il semblerait que les leaders de l’industrie soient déjà d’accord pour mettre la robotique, une technologie à maturité, au service de l’impression 3D automatique. On la retrouvera à plusieurs étapes de la production. Après la préparation des matériaux, la création par l’imprimante 3D et la supervision du process, les robots amèneront les pièces brutes au second poste.

Le support et les restes de poudre sont enlevés, la pièce est inspectée, puis les robots l’acheminent vers les fours pour traitement thermique. Ce sont eux aussi qui emmèneront ensuite la pièce vers les machines de polissage et de peinture. L’automatisation se fera donc grâce à l’utilisation massive de robots. D’ailleurs en ajoutant un capteur tridimensionnel en début de chaîne on obtiendra une photocopieuse 3D industrielle. Serait-ce alors l’avènement de l’industrie 5.0 ?