Possibilités et fonctionnement de l’impression 3D par dépôt de matière fondue

L’impression 3D par dépôt de matière fondue - Photo n°1

L’impression 3D par dépôt de matière fondue – Photo n°1

L’impression 3D est une technique d’impression tridimensionnelle par ajout successif de matière. Il existe différents procédés de mise en oeuvre, le plus courant étant le dépôt de matière fondue. Passons ce dernier en revue afin de mieux comprendre les différentes possibilités qu’il offre ainsi que son fonctionnement intrinsèque.

Le principe de base

Le fonctionnement d’une imprimante 3D, bien que très technique, se conçoit assez facilement à travers son principe de base. Cette dernière possède un extrudeur qui est une tête qui va réaliser l’extrusion et permettre de fondre la matière choisie au départ. Cette dernière est conditionnée, en préambule, sous forme d’une bobine de filaments. Enfin, un plateau d’impression va servir de support pour réaliser l’impression 3D proprement dite. L’imprimante travaille en déposant des couches successives. Elle réalise en quelque sorte une sommation d’éléments 2D sur l’axe vertical.

La conception de pièces

L’impression 3D par dépôt de matière fondue - Photo n°2

L’impression 3D par dépôt de matière fondue – Photo n°2

Pour réaliser une impression 3D, il faut d’abord concevoir l’objet en fichier CAO. Il s’agit donc de le dessiner informatiquement de manière tridimensionnelle. Un logiciel pourra ensuite récupérer ce travail et le couper un grande nombre de fois, de manière transversale, afin d’obtenir les différentes séquences d’impression. Une impression 3D nécessite également de mettre, en préambule, la machine à la bonne température. Cette dernière avoisine généralement les deux cents degrés Celsius et c’est elle qui va permettre la fusion de la matière. Dès lors, l’impression peut débuter ses itérations par le biais de sa buse et appliquer les différentes couches qui ont été définies. On notera que pour cette technique spécifique, le dépôt de matière fondue, il est possible d’utiliser différents matériaux. Les plus courants sont généralement l’ABS ou le PLA mais d’autres sont également susceptibles de convenir, comme par exemple les polycarbonates. Lorsque l’on a besoin de propriétés physiques spécifiques, au niveau de la pièce réalisée, il est même possible de travailler avec du métal, du bois ou de la pierre. Plus exotique, la matière préliminaire peut également être de nature alimentaire. Le chocolat est un exemple assez classique.

Le prix d’une imprimante 3D

L’impression 3D par dépôt de matière fondue - Photo n°3

L’impression 3D par dépôt de matière fondue – Photo n°3

Une imprimante 3D est une machine relativement accessible en terme de coût. L’investissement de base débute généralement à partir de quelques centaines d’euros pour les modèles les plus basiques. Pour les modèles plus sophistiqués, on parlera alors plutôt en milliers d’euros. Il faudra également compter le prix des bobines, de l’ordre d’une trentaine d’euros pour un kilogramme de filaments.